"L'ignorance est une bénédiction que le sage aurait tort d'ignorer"

Monde Impérial

« Vous êtes originaire d'un monde impérial, une planète parmi les millions qui se sont unies dans la croyance en notre immortel Empereur. Vous pouvez être un soldat, un fanatique, un voleur, un mercenaire, un aristocrate, pour ne nommer que quelques possibilités parmi les nombreux choix qui s'offrent à vous. Quel qu'ait pu être votre précédent métier, vous êtes votre précédent métier, vous êtes aujourd'hui au service de l'inquisition et votre aventure ne fait que commencer... »

L’imperium comprend une étourdissante variété de mondes. La palette est immense, depuis les sociétés démocratiques et hyper-technologiques jusqu'aux mondes médiévaux dont la population ne vaut guère mieux qu'un troupeau de bêtes de somme, d'innombrables planètes ont juré allégeance et dévotion à l'immortel Empereur-Dieu de l'Humanité.

La vie sur un monde impérial :

L'imperium s'étend sur une région tellement vaste de la galaxie qu'il est pratiquement impossible d'exprimer le concept de monde impérial « typique ». En vérité, une telle chose n'existe pas. Les millions de mondes habités par l'homme sont d'une diversité infinie. Les agri-mondes, par exemple, sont pour l'essentiel des fermes démesurées, vouées à produire de la nourriture pour le bien de l'Imperium. De la même façon, les mondes miniers sont là pour produire toute sortes de minerais bruts qui seront transformés dans les vaste usines de mondes-forges. Les mondes cardinaux, gérés par le Ministorum, sont entièrement consacrés au clergé de l'Imperium, la mystérieuse Ecclésiarchie. Plus étranges encore les mondes-jardins, lieux de villégiature paradisiaques de la noblesse impériale. Toutefois, le paradis a lui aussi un prix. Ainsi les tentations et l'hérésie s'épanouissent quelques fois sur ces planètes. Certaines planètes impériales, totalement coupées des autres mondes de la galaxie, n'ont eu aucun contact avec le reste de l'humanité depuis des siècles. Par conséquent, il faut s'attendre à rencontrer une immense diversité culturelle et sociétale d'une planète à l'autre et parfois même à l'intérieur d'un même système solaire. Plus une planète est proche de Terra, le berceau de l'humanité, plus elle a de chance d'être importante, d'avoir une civilisation avancée et d'être bien gouvernée. En revanche, les planètes les plus lointaines, situées en lisère de l'Imperium, sont généralement des mondes de pionniers plus ou moins abandonnés à eux-mêmes et constamment menacés par les assauts ennemis, tant physiquement que spirituellement. De nombreux mondes fonctionnent selon un modèle technologique proche de celui de la Sainte Terra, mais d'autres, plus nombreux encore, ont régressé pour devenir des mondes féodaux arriérés qui doivent se contenter de poudre noire en matière de technologie. Ces mondes constituent d'excellents viviers de recrutement pour la Garde Impériale, les Space Marines, et l'Inquisition, car rien n'est aussi efficace que la peur pour inspirer l'obéissance à un homme. Sur ces planètes, le culte impérial est environné d'une atmosphère de profonde superstition car il exige une allégeance à un Empereur-Dieu immortel qui, pour la plupart des citoyens de l'Imperium, est tellement éloigne de leur vie quotidienne qu'il est plus proche du mythe que de la réalité.

La plupart des progrès scientifiques majeurs de l'Imperium sont intervenus suite à la redécouverte des secrets oubliés datant du Moyen Âge Technologique. L’Imperium dépend tellement de ces anciens savoirs que cela cause de véritables télescopages technologiques sur de nombreuses planètes On voit des mondes, par exemple, dont les industries dépendent de gigantesques monorails à vapeur pour tous leurs transports à longue distance, mais dont la civilisation est incapable de produire des versions plus petites de ces antiques machines, ce qui oblige leur population à se contenter de carrioles à chevaux pour les trajets quotidiens. Les modes de gouvernement sont tout aussi divers. La plupart des mondes impériaux sont dirigés par un gouverneur planétaire qui détient une autorité absolue, par droit de naissance ou en vertu d'une élection. La noblesse de la planète occupe en général tous les postes de pouvoir et bénéficie de tous les privilèges tandis que les échelons subalternes de la société se composent de travailleurs, miliciens, croyants, esclaves et enfin de ses rebuts. Bien que la plupart des planètes ne souffrent pas d'un taux de criminalité aussi impressionnant que celui qui afflige les mondes-ruches, celles qui sont les plus proche de la grâce de l'Empereur hébergent tout de même une multitude d'individus très perturbés mentalement ; des travailleurs ayant perdu leur place dans une société où la tolérance zéro est la norme ou qui réalisent que la galaxie, en plus de son inconcevable immensité, est un univers débordant de haine, hostile à la race humaine. Une telle prise de conscience débouche souvent sur la paranoïa ou la folie la plus complète. Les individus brisés, les prophètes de malheur, les criminels et les canailles de bas-étage sont légion sur les planètes impériales.

Pourtant, les miséreux et les égarés ont eux aussi leur utilité. Les millions d'orphelins qui sont engendrés par l'état de guerre continuel, à la fois intérieur et extérieur, sont enrôlés par la Schola Progenium. De nombreux mondes impériaux sont parsemés d'immenses orphelinats où les sévères abbés-instructeurs de l'Ecclésiarchie leur apprennent à devenir de bons et loyaux serviteurs de l'Empereur. Les enfants d'origine noble peuvent espérer devenir officiers dans la Marine Impériale, ou même commissaires, tandis que les autres pourront sans aucun doute trouver à s'employer dans le Ministorum, l'Adeptus Terra ou l'une des armées de l'Empereur.

La société impériale est si entièrement dominée par la religion, la superstition et la peur que la moindre déviance y est rarement tolérée. La plupart des gens ont la conviction qu'une bonne haine bien franche est la meilleure des protections contre les multiples horreurs de l'univers environnant. Les humains s’agglutinent en foules grouillantes, travaillant, priant, se nourrissant et dormant en un cycle ininterrompu où chaque âme constitue l'un des rouages anonymes de l'immense machinerie grinçante de l'Imperium. Dans cette société, c'est le plus souvent l'Adeptus Arbites qui est chargé de faire respecter la loi et l'ordre. Sur les planètes les plus reculées, toutefois, ce sont des milices privées qui remplissent cet office. Sur ces planètes, il arrive que l'on embauche des mercenaires (parfois venus d'autres planètes) pour étoffer les garnisons existantes car elles sont non seulement chargées de la sécurité domestique, mais également de constituer une partie des contingents de la Garde Impériale. Lorsqu'une planète se trouve à l'intérieur d'une zone de guerre, ces combattants sont souvent le dernier rempart qui la sépare de l'annihilation totale.